Notre soutien

LE DEUIL N’EST PAS UNE MALADIE

C’est un état transitoire et incontournable que traverse toute personne qui a perdu un être cher. Sa durée est variable selon chaque individu.

Le deuil dépend de différents  facteurs :
des causes du décès,
de l’âge de l’endeuillé,
de la situation financière et familiale au moment du décès (enfants à charge ou non),
de la qualité et de la profondeur des  relations entretenues avec le défunt,
de la nature de la mort (maladie, suicide, accident, …),
de sa brutalité, de l’aide au travail de deuil : entourage, environnement, réaction  et relation familiales.

Mais, les traumatismes vécus auparavant peuvent également intervenir. Pour continuer et trouver un nouvel équilibre, le conjoint survivant doit comprendre ce qu’il est en train de vivre.

Il faut franchir trois  grandes étapes  avant de retrouver un équilibre et d’envisager positivement l’avenir :

le choc,
la désorganisation,
la reconstruction.

Chacun vit le deuil à sa manière propre et à son rythme. Les étapes de résolution  du deuil sont des repères  qui servent  à en évaluer la progression ou encore à détecter les  éventuels blocages.

LES ÉTAPES DU DEUIL : LE CHOC

C’est la période qui suit immédiatement l’annonce du décès. Elle est courte ; la réalité de la perte n’est pas assimilée. La phase du choc se caractérise par une sorte de paralysie de l’émotivité et des  facultés  de perception.

Certains s’imaginent voir la personne décédée, l’entendre ou encore sentir sa présence. On manque de concentration et de mémoire, on ressent une fatigue oppressante qui rend les simples tâches quotidiennes pénibles à exécuter. Pour d’autres, au contraire, la vie semblera continuer « comme si rien n’avait changé ». Pendant les  quelques semaines suivant le décès, on se sent engourdi, léthargique, anesthésié.

Cet état de choc donne à l’endeuillé le temps  d’ « assimiler » la dure réalité.

LES ÉTAPES DU DEUIL : LA DÉSORGANISATION

C’est la période la plus difficile pendant laquelle, jour après jour, la personne est confrontée à la perte subie et en prend la réelle mesure. La vie de couple, avec la répartition des  tâches, différente selon l’organisation du ménage, a disparu. La  désorganisation est complète.
Seul, il faut faire face aux difficultés de chaque jour, organiser la vie quotidienne, affronter les  premiers  anniversaires, Noël, fête des Pères  ou fête des Mères, les premières vacances.
Tout est souffrance. Il faut réapprendre à vivre seul après une vie de couple. Deux attitudes se succèdent :
Le déni :
C’est une autre forme de résistance à la perte.
La personne tente de rejeter tout ce qui peut rappeler le décès.

 

Le déni engendre une incapacité à vivre et à exprimer ses émotions et peut entraîner une suractivité ou, à l’inverse, une attitude dépressive. Parfois, la personne endeuillée sera tentée de noyer sa peine dans l’abus de médicaments ou quelque fois  la boisson, pouvant parfois  aboutir à une dépendance.

Le déni peut prendre d’autres formes : substitution d’une autre personne à celle qui est décédée,  recherche  d’un coupable, idéalisation de l’être perdu, troubles  psychosomatiques, etc.

L’expression des  émotions :
Les  défenses  cèdent et la réalité de la perte s’impose à la personne endeuillée.

Le conjoint survivant se sent submergé par un flot de sentiments et d’émotions divers tels que la peur, la tristesse,  l’ennui, la sensation d’avoir été abandonné, la colère, la culpabilité, l’agressivité, l’anxiété, parfois un sentiment de libération.

Ces états d’âme viennent, se retirent, puis  reviennent comme le flux et le reflux des vagues  tout en perdant leur intensité à chaque retour pour arriver à l’acceptation de la perte du conjoint  (ou de l’absence).
Pendant cette période, il y a souvent un profond décalage entre les sentiments du conjoint survivant en complet désarroi et l’entourage qui pense que la période la plus  difficile est terminée.

D’où le sentiment d’incompréhension, d’isolement, d’animosité, qui est ressenti vis-à-vis de l’entourage. On se renferme de plus en plus sur soi-même.
N’hésitez pas à pleurer, à parler de votre souffrance, de votre chagrin. Exprimer ses sentiments ne  les fait  pas disparaître, mais aide à les supporter et apporte un soulagement. Ne vous  repliez pas sur votre chagrin.

LES ÉTAPES DU DEUIL : LA RECONSTRUCTION

Progressivement, la personne en deuil prend conscience qu’elle est en train de se réorganiser pour répondre aux obligations liées à toute vie en  société.

La transition entre désorganisation et reconstruction est progressive. Petit à petit, jour après  jour, vous  apprenez à passer de l’équilibre d’une personne en couple à celui d’une  personne seule.
La cicatrisation vient lentement, mais elle vient.

Se reconstruire amène à mieux se connaître et à découvrir ses ressources personnelles. Cette démarche développe la confiance en soi-même. Le sentiment de vulnérabilité fait  place à une nouvelle énergie.

La reconstruction peut être envisagée sous  deux formes:
ne pas regarder en arrière, puisqu’il s’agit de reconstruire, se regarder soi :
bien se connaître, savoir où nous  en sommes tout en ne négligeant pas la réalité qui est notre vécu (les enfants, le travail,  …)
savoir ce que nous souhaitons devenir et surtout ce que nous pouvons devenir à partir de la connaissance de nous-même en divers domaines.

Sortir de soi-même et construire de nouvelles relations, rencontrer des gens nouveaux,  participer  à  de  nouvelles activités, sont des défis qui demandent du courage et de l’énergie et peuvent apporter des  déceptions, certes, mais  aussi des satisfactions, des occasions de rire et d’avoir de nouveaux  amis.

Le conjoint survivant, qui est parvenu au terme de son travail de deuil, a acquis une nouvelle connaissance de lui-même, est redevenu un être à part entière pour assumer son avenir.

Outre l’aspect psychologique du deuil, il faut également veiller à la santé physique. Pour une saine évolution, il est très important de bien entretenir son corps (repas, sommeil, fatigue). Des exercices physiques doux (marche, gymnastique, yoga, etc.) aideront à évacuer le stress résultant de cette nouvelle situation. Ce qui pourra être l’occasion de rencontres, d’échanges  et aussi un moyen de briser l’isolement.
Nous ne devons pas avoir seulement une vie défensive, ce qui ne serait pas salutaire. Il nous faut retrouver nos désirs, nos attentes  profondes, nos pulsions physiologiques.

Le plaisir est ce qui existe de plus structurant pour le « moi ». Ceux qui ne se font pas plaisir ont toujours des difficultés d’images d’eux-mêmes.

Le plaisir est essentiellement personnel et subjectif. Chacun de nous vit, à travers ses actions, ses  situations, des choses particulières qui renforcent notre personnalité, nous donne en fait une sécurité sur nous-même : le sentiment d’identité.

QUELLE AIDE APPORTER?

Aux amis d’une personne en deuil (veuve, veuf, orphelin)
Devant un veuf (ou une veuve) récent(e), ou toute personne en deuil, quelle aide lui apporter ? Quelle attitude avoir ?

Ne soyez pas  gêné en sa présence

Allez spontanément vers la personne endeuillée, surtout ne vous détournez pas et n’essayez pas de l’éviter. Apportez-lui votre réconfort par quelques mots simples, parlez- lui directement de la personne décédée et soyez attentif à sa réaction.
Si elle pleure, laissez-la pleurer, cela peut la soulager. Le chagrin doit pouvoir s’exprimer

Après le décès, manifestez-lui votre attention, votre affection, de quelque manière que ce soit, par un regard bienveillant, une poignée de main particulièrement chaleureuse, un sourire amical,

Mais  surtout, écoutez-la et laissez-la parler.

Par la suite :
Continuez à voir cette personne, à prendre de ses nouvelles, à la rencontrer, qu’elle sente que vous restez proche d’elle avec discrétion et que vous êtes présent, prêt à répondre à son appel.

Invitez-la, de temps en temps, si possible avec des amis, à partager un repas, à vous accompagner dans une promenade…

Essayez de ne pas la considérer comme une personne « à part » : sa vie continue. Elle a besoin d’être entourée et soutenue pour retrouver le goût et des raisons de vivre, car elle doit découvrir ses capacités, s’accepter et se réinsérer socialement, afin de reconstruire une vie  équilibrée pour elle-même et sa famille.
Amis  d’un couple, n’oubliez pas que celui qui n’est pas mort souhaite toujours représenter ce couple auprès de vous.

A votre disposition

La Favec c’est aussi un accueil individuel, un échange aux personnes qui le désirent.
Un Numéro vert est à votre disposition 7/7 de 11h à 23h :0800 005 025

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.